À la rencontre de Claude LE BIHAN, responsable Vétérans.

Pour rappel, cette série consiste à aller à la découverte des éducateurs pour en apprendre davantage sur eux.

Le troisième épisode de cette série est consacré à Claude LE BIHAN, responsable des Vétérans et également le licencié le plus ancien du club. Étant au club depuis 1963, Claude est une figure de l'ACBB Football et à travers cet entretien vous allez en apprendre davantage sur lui.

 

-          Bonjour Claude, peux-tu nous présenter tes différentes fonctions au club ?

Bonjour, je suis le responsable des vétérans depuis une vingtaine d’années et j’ai été coach Seniors et joueur avant.

 

-          Depuis combien de temps es-tu éducateur et quelles sont tes motivations ?

C’est depuis l’âge de 26/27 ans que je suis coach puisque la personne qui s’occupait de l’équipe du championnat du dimanche matin avait arrêté. J’avais donc repris en tant qu’entraîneur et joueur en même temps.
Ce qui me motivait c’était la bonne ambiance et les personnes que je connaissais depuis longtemps donc cela donne envie de s’investir. Cette ambiance qu’on a eu avec les joueurs, on la retrouve encore aujourd’hui en Vétérans.

 

-          Quel est ton parcours d’entraîneur et de joueur ? Une expérience que tu retiens plus qu’une autre ?

Je suis arrivé au club en 1963 à l’âge de 13 ans, un de mes souvenirs marquants dans mes premières années à l’ACBB c’est en minimes. Cette année-là, on gagne la coupe de Paris alors qu’on était en District et on a sorti toutes les DH. En finale, on bat Saint Germain qui deviendra ensuite le Paris-Saint-Germain.  

En Seniors, j’ai évolué avec deux équipes, à la fois avec l’équipe A et l’équipe du championnat du dimanche matin. Parfois dans le même week-end je jouais avec les deux équipes.

Aujourd’hui, ce n’est plus possible de faire ça. Jusqu’à mes 33/34ans, j’ai joué dans ces deux équipes là avant de jouer exclusivement en équipe du dimanche matin jusqu’à mes 43 ans.

Pour la petite histoire, j’ai joué 5 ans en Seniors avec mon fils en CDM (championnat du matin), l’arbitre me disait souvent c’est ton frère. Sur le terrain, on était « pote ». Quand on a gagné le championnat, il faisait partie de l’équipe. J’ai joué jusqu’à 43 ans, c’est une chance !

 

-          Cela fait maintenant 58 ans que tu es au Club, qu’est-ce qu’il t’inspire ?

C’est surtout une superbe ambiance notamment à l’époque où la moitié du club se déplaçait aux rencontres, notamment lors de notre finale en coupe de Paris en minimes où les Seniors se sont déplacés pour nous encourager.
Une superbe ambiance, quand je venais le samedi après-midi juste faire un tour, je me retrouvais à rester 1h30 au stade.   

-          Comment caractériserais-tu le Club en quelques mots ?

Familial, des attaches particulières avec le stade notamment.

-          Pour revenir à ta fonction d’entraîneur, quelle est la personne qui t’inspire dans le milieu du football ?

Je n’ai pas forcément de références sur les entraîneurs, ce sont plus des joueurs qui m’ont inspiré sur le terrain notamment Platini qui est plus de ma génération, et également Messi comme beaucoup de personnes. En tant que breton, je suis supporter du Stade Rennais depuis plus de 50 ans.

 

-          A travers cette mission d’entraîneur, que recherches-tu à transmettre aux joueurs ?

La convivialité, et une superbe entente entre les joueurs pour moi c’est important.

On est content de se retrouver entre les potes, après on sait être sérieux pendant les entraînements et on déconne après les séances.

 

-          Quel est ton souvenir marquant au club ? 

Un souvenir marquant, je l’ai évoqué tout à l’heure avec la victoire en coupe de Paris lorsque j’étais en minime. Sinon, il y a la coupe de Paris qu’on a remporté en 1999.

 

-          Comment vis-tu cette période sans compétition et les contraintes liées à la pratique ?

C’est très dur, nous n’avons plus d’entraînement le soir et ne pouvons nous entrainer que le dimanche matin.

 

-          Comment appréhendes-tu la saison à venir ?

Les joueurs vont récupérer après cette saison particulière, je ne me fais pas de souci, les anciens vont rester et l’ambiance restera.

Pour nous, c’est important d’avoir la mentalité du club.

 

-          Ton mot de la fin ?

J’aimerai bien encore faire 7/8 ans avec les Vétérans pour aller jusqu’à 80, après j’irai les voir sur le bord du terrain.