À la rencontre de Thibaut PETITJEAN, responsable U14.

Cette série consiste à aller à la rencontre des différentes personnes qui œuvrent pour le club, l'idée est d'en apprendre davantage sur les membres de son organisation.

On démarre avec Thibaut PETITJEAN qui cette saison est le responsable des U14 de l'ACBB.

 

Bonjour Thibaut, peux-tu nous présenter tes différentes fonctions au Club ? 

Bonjour, Thibaut PETITJEAN, j’ai 27 ans. Je suis au club depuis 2014 et actuellement responsable de la catégorie U14 et coach principal de l’équipe U14 R1.

Sinon, je suis professeur d’EPS en collège.

 

- Depuis combien de temps es-tu éducateur et quelles sont tes motivations ?

Je suis éducateur depuis 2011. C’est arrivé par hasard, le responsable technique de mon club (Maurepas) quand j’étais en U19, m’a proposé d’entrainer. J’ai commencé avec les petites catégories et de fil en aiguille j’ai apprécié et commencé à entrainer les plus grands.

 

- Quel est ton parcours d’éducateur et de joueur ?

Concernant mon parcours de joueur, j’ai commencé à jouer en poussin 2 dans le club à côté de chez moi à Maurepas jusqu’en Séniors. J’avais arrêté il y a quelques temps et j’ai repris depuis peu.

En ce qui concerne mon parcours d’éducateur, j’ai commencé chez les petits U6-U9. Ensuite, les U15 pendant 3-4 saisons puis une année en U17 à Maurepas.

Je suis arrivé à l’ACBB en tant qu’éducateur en 2017. Après quelques expériences en tant que stagiaire et préparateur physique, j’ai repris l’équipe B de la catégorie U17. Après j’ai été responsable U19, puis adjoint sur la N3 et actuellement responsable U14.

Avant d’être professeurs d’EPS, j’étais préparateur physique. J’ai effectué un stage au PSG au centre de formation, et ensuite je suis passé par Poissy en CFA. Le dernier club que j’ai fait c’est Chartres en CFA qui était d’ailleurs dans le même groupe que la première de l’ACBB à ce moment-là.

Concernant mes diplômes, j’ai obtenu une Licence STAPS - entraînement sportif, puis un diplôme universitaire européen de préparateur physique.

J’ai également un BEF, et un diplôme universitaire d’analyse vidéo. Accessoirement, je fais des petites formations pour me mettre à jour en France mais aussi en Espagne. 

 

- Est-ce qu’il y a une expérience que tu retiens plus qu’une autre dans ce parcours, et pourquoi ?

En tant que préparateur physique, l’expérience au PSG où on a fait les phases finales du championnat de France U17 que l’on a gagné (saison 2015-2016) après un succès en finale contre l’ASSE.

Parmi les joueurs de cette génération, on peut retrouver actuellement : Moussa Diaby au Bayer Leverkusen, Dan-Axel Zagadou au Borussia Dortmund, Yacine Adli aux Girondins de Bordeaux, Timothy Weah au LOSC, ou encore Kévin Cabral au VAFC etc…  

 

- Cela fait maintenant sept ans que tu es à l’ACBB, qu’est-ce que le Club t’inspire ?

Le Club a une bonne image au niveau de la formation et du haut niveau pour certaines catégories.

Il y a énormément de compétences au niveau sportif, je n’ai pas ressenti cela au niveau des éducateurs même dans les clubs amateurs dans lesquels je suis passé.

Il y a une richesse également dans les échanges à l’ACBB, que je n’ai pas forcément connu dans mes expériences antérieures. Et puis les outils de travail sont top, notamment les infrastructures.

 

- Comment caractérises-tu le Club en quelques mots ?

On ne se sent pas à l’écart dans le club, il y a une certaine bienveillance. Les éducateurs les plus compétents ou plus expérimentés sont dans l’entraide et on sent qu’il y a un réel potentiel pour être un des clubs amateurs les plus attractifs de France.

C’est aussi un club qui laisse la chance aux éducateurs, ce n’est pas parce que tu vas perdre un match que l’on va te juger directement sur ce résultat.

 

- Pour revenir à ta fonction d’éducateur, quelle est la personne qui t’inspire dans le milieu du football ?

Quand je suis arrivé au club en 2014/2015 en tant que stagiaire, Olivier Alberola m’a beaucoup inspiré et m’inspire encore aujourd’hui.

Sur les entraîneurs professionnels, je dirais Pep Guardiola parce qu’il arrive dans un championnat, il a des convictions, il s’adapte au contexte et il arrive à influencer tout le championnat.

J’apprécie également Marcelo Bielsa qui coach pour gagner mais jamais n’importe comment, très respectueux de ses valeurs et principes.

 

- Dans quelle mesure cela influence ta manière d’entraîner ?

C’est clairement quelque chose qui guide ma manière d’entrainer, de jouer, moi-même je préfère perdre que gagner un match n’importe comment et les rares fois où j’ai dérogé à mes principes de jeu je m’en suis voulu.

Je me rappel d’un match à Nanterre où le message était de jouer vite vers l’avant par du jeu long et résultat on a perdu 4-0. Finalement, j’aurais préféré perdre 4-0 mais sans utiliser une manière de jouer qui ne me ressemble pas.

Je suis exigeant avec les autres mais je le suis également avec moi-même.

Je développe aussi beaucoup mon coaching sur la vidéo, j’essaie vraiment d’individualiser l’apprentissage avec des rapports de match collectifs et individuels. Il m’arrive également de montrer des vidéos aux joueurs, plutôt des courtes séquences de clubs professionnels par exemple les U16 de Manchester City, les U14 et U16 du Barça ou encore des séquences de nos propres matchs.

 

- À travers cette mission d’éducateur, qu’est-ce que tu recherches à transmettre aux jeunes ? 

L’une des choses les plus importantes selon moi c’est l’humilité. Ce n’est pas parce qu’on est bon, qu’on peut se permettre de faire ou ne pas faire les choses. Par exemple, ramasser le matériel ou bien ranger les vestiaires.

L’ouverture d’esprit et l’engagement sont également des valeurs importantes. On aura beau être le meilleur coach du monde, si le joueur n’est pas ouvert d’esprit on ne pourra rien faire.

Si tu veux réussir dans la vie tu ne compter que sur toi-même. Si tu viens pour travailler, tu es respectueux, tu réussiras. Si ce n’est pas dans le foot, ce sera dans autre chose.

J’aimerais bien que cet état d’esprit soit à l’image du club et je pense que l’on peut progresser dans ce domaine.

 

- Quel est ton souvenir marquant au club ? (En tant que joueur ou bien en tant qu'éducateur)

Il y en a deux, le premier c’est la Gothia Cup en Suède, c’était en 2016 de mémoire. C’était mon premier tournoi en Suède, la ville vit pour le tournoi c’est incroyable.  C’est le plus haut niveau de toutes les catégories en U17. Sincèrement, cela a été une magnifique aventure.  

Le second ce n’est pas forcément un moment très précis mais c’était la saison dernière avec la N3 où malheureusement nous sommes descendus mais on a osé faire des choses dans une situation qui n’était pas forcément très confortable, notamment en essayant de lancer des jeunes. Mine de rien, nous perdions les matchs certes mais il y avait 4 entrainements par semaine et les mecs répondaient toujours présents.

Je pense que l’on apprend plus d’une saison comme celle-ci que d’une saison où l’on gagne tout. J’ai beaucoup plus appris en perdant qu’en gagnant. 

 

- Comment vis-tu cette période sans compétition et les contraintes liées à la pratique ?

Le coté sans compétition pour moi ce n’est pas trop un problème. Les jeunes viennent pour jouer mais avant tout pour apprendre.

Evidemment que les règles sanitaires sont très contraignantes car cela dénature l’activité mais on n’a pas le choix, si c’est pour le bien et la santé de tous, il convient de le faire.

Avec le coté sans contact on arrive quand même à faire du jeu où chacun a son espace, on découvre une autre façon de jouer.