Devenir arbitre: pourquoi pas. !

Pourquoi initier les enfants à l'arbitrage ?

Les prérogatives des districts football sensibilisent les adolescents pour aller arbitrer les plus jeunes. Un vrai apport pour les clubs en terme de mise à disposition du bénévole, mais quelles sont les valeurs qu'on cherche à développer ?

Par: The.Football-Network-Spond 

La diplomatie

Passer de joueur à arbitre renforce la qualité de communication et de médiation. Cela apprend également à imposer sa décision. Les U15 par exemple encadrent des U11 et l'erreur d'arbitrage peut se gommer tant le résultat passe normalement après le résultat.

La Confiance face au public

Maitriser un match nécessite de la confiance, et la confiance s'acquière lors de prise de décision et d'acceptation par les acteurs du jeu. Le jeune a la responsabilité de la bonne tenue du match. 

Savoir maitriser ses émotions

Les jeunes sont confrontés à des plus jeunes qui comme eux ne sont pas forcément d'accord avec l'arbitre, conteste et parfois ont des mots ou des comportements envers l'arbitre inadaptés.

Les jeunes subissent de temps en temps, et il est compliqué pour lui de gérer les réflexions des parents ainsi que des entraîneurs qui oublient que les jeunes arbitres sont aussi en cours d'apprentissage.

Arbitrer, c'est aussi être concentrer et courir

Chaque décision doit être motivée et le jeune arbitre doit donc être concentré car il est au centre de toutes les attentions. L'arbitre est en mouvement constant pour être au plus proche des actions, et on a souvent tendance à le critiquer alors qu'il reste dans le rond central.

Arbitrer peut aussi susciter des vocations chez les jeunes qui ne s'y retrouvent pas dans le collectif de l'équipe mais qui restent passionnés par ce sport.

 

Comme le dit le slogan, « pas le même maillot mais la même passion » 

 

" VIOLENCE CONTRE LES ARBITRES "

Un arbitre de football est un sportif qui participe au déroulement d'une rencontre de ce sport. Il est un spécialiste des Lois du jeu chargé de veiller à leur application pour assurer la sécurité des joueurs et la régularité de la compétition.

Les arbitres amateurs ont été victimes de 4841 agressions verbales ou physiques lors de la saison 2016-2017.

Injures, menaces, crachats voire coups de poing... Les arbitres amateurs ont été victimes de 4841 agressions verbales ou physiques lors de la saison 2016-2017, s'est alarmée récemment l'Union nationale des arbitres de football (UNAF). L'association dénombre 379 agressions physiques et réclame des sanctions beaucoup plus fermes - la radiation à vie - pour les auteurs de coups à l'encontre du corps arbitral.

 

«Les agressions sont de plus en plus graves», dénonce son président Jean-Jacques Demarez. «Elles ont lieu sur des arbitres de plus en plus jeunes, parfois dans les catégories de moins de treize ans ou moins de quinze ans. Il n'y a rien de tel pour décourager les vocations chez les gamins bénévoles »
 
«Ce qui est encore plus grave, c'est la préméditation, quand les violences ont lieu deux ou trois jours après un match. Et on voit maintenant des arbitres féminines se faire agresser également, ce qui n'arrivait pas avant», dénonce le dirigeant de l'UNAF, qui représente 26000 arbitres en France.

Dans 41% des cas de violences recensées lors d'une rencontre de football amateur, l'arbitre en était la victime, selon une note de l' Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (Ondrp). Ces coups ou ces insultes sont plus visibles lors des matches opposant des jeunes joueurs.

Sur les terrains de football où se réunissent chaque week-end des milliers de passionnés, ce n'est pas toujours le fair-play qui l'emporte. Lors de la saison 2015-2016, 10.977 matches de football amateur ont été marqués par des violences, verbales ou physiques. Un chiffre inférieur à l'exercice passé où 12.476 cas avaient été recensés mais qui peut s'expliquer par une baisse des signalements de la part des ligues. Car, comme l'an dernier, 1,4% des rencontres est concerné par des incidents.

Les arbitres, premières victimes

A l'inverse des scènes de violence auxquelles le monde a assisté pendant l'Euro de football en juin 2016 en France, les violences sur les stades sont rarement le fait des supporters. Dans neuf cas sur dix, les violences sont perpétrées par les joueurs eux-mêmes précise un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, se basant sur les données livrées par la Fédération française de football. Et dans plus de la moitié des cas, elles sont dirigées vers un autre footballeur.

Si les tensions entre joueurs sont palpables, il est un acteur du match qui reste la principale victime de ces attaques. Ainsi, dans 41% des cas de violences, les arbitres sont visés. Dans près de 20%, ils reçoivent toutefois des menaces ou des intimidations, largement lancées par des joueurs. Dans un cas sur dix, c'est le staff technique qui s'en charge. 

Des violences saisonnières

Sur les pelouses, la petite provocation à l'oral peut vite dégénérer en coups. Ainsi sur les près de 11.000 incidents recensés, les agressions physiques en représentent la moitié. Le constat est d'autant plus inquiétant pour les rencontres opposant des joueurs évoluant en U18-U19, c'est-à-dire des joueurs âgés entre 17 et 18 ans. Ainsi, les violences sont plus fréquentes que pour les autres équipes. Pis, elles se caractérisent par d'avantage de violences physiques.

"Sur les 629 agressions physiques commises dans le cadre d’une rencontre entre 17-18 ans lors de la saison 2015/2016, 501 étaient des coups ou des brutalités", précise encore le rapport.

Comme pour les amours, les violences ont leur saison et plus l'enjeu sportif est important, plus les tensions se font sentir. Ainsi, en fin de saison, aux mois de mars-avril, les incidents augmentent. Pour exemple, en avril 2016, 1.500 cas ont été signalés contre "seulement" 686 en janvier 2015, à la mi-saison. 

« Les arbitres sont des personnes respectables, alors, respectons-les. Si nous voulons être respectés, commençons par être respectable. Sans arbitres, pas de matchs. »

 

Sources : Equipe.fr / AFP / BFM / Michel Leroux